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“Profession… Actrice et Acteur” sur Canal+ : “une discussion spontanée, sans artifices, à contre-courant des plateaux traditionnels”

A l’occasion du Festival de Cannes, Canal+ diffusera deux émissions exceptionnelles de “Profession” présentées par Michel Denisot, avec deux beaux panels d’acteurs et d’actrices. Nous nous sommes entretenus avec son réalisateur, Xavier Maingon.

1. Profession Actrice ce soir sur Canal+
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Ce soir, à partir de 22h45, place aux Actrices, avec Juliette Binoche, Ludivine Sagnier, Zita Hanrot, Elsa Zylberstein et Olga Kurylenko, autour de Michel Denisot
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© Marcel Hartmann / Bandits Vision / Canal+

Fin 2017, Canal+ lançait un nouveau programme, porté par Michel Denisot, “Profession”. Après avoir mis en lumière les réalisateurs et les humoristes, l’émission va s’intéresser, dans deux numéros exceptionnels, diffusés à l’occasion du Festival de Cannes, aux acteurs et aux actrices.

Ce soir, à partir de 22h45, place aux Actrices, avec Juliette Binoche, Ludivine Sagnier, Zita Hanrot, Elsa Zylberstein et Olga Kurylenko; puis mardi 15 mai, toujours à 22h45, parole sera donnée aux Acteurs, avec au casting Kad Merad, Niels Arestrup, Reda Kateb, Tahar Rahim, Laurent Lafitte, Jean Paul Rouve et Nahuel Perez Biscayart. A cette occasion, nous nous sommes entretenus avec le réalisateur, producteur et scénariste Xavier Maingon.

 

AlloCiné : Comment nous présenteriez-vous le concept de Profession… en quelques mots ?

Xavier Maingon, réalisateur et producteur de “Profession” : Notre ambition était de réunir autour d’une table, pendant 52 minutes, l’élite française d’une profession. Rassembler, autour de Michel Denisot les représentants d’une discipline afin de raconter leur manière personnelle de l’exercer à travers une discussion fleuve, propice à la confidence dans un cadre sobre et élégant. 

Nous souhaitons mettre en lumière des parcours de vie, à travers le choix d’un métier, les difficultés rencontrées, les victoires, les échecs et tout ceci hors promotion. J’ai imaginé cette émission comme un film, un documentaire. La passion est le maître-mot. Inévitablement, chaque invité est animé par ce sentiment, ce qui rend les échanges captivants. Avec Canal +, nous avions envie d’offrir aux téléspectateurs la possibilité de pénétrer dans les coulisses d’un métier, avec des figures emblématiques.

Pouvez-vous nous parler du dispositif de tournage ? Dans un décor « chic, sobre et élégant » (pour faire un clin d’oeil au Sens de la fête), on sent que tout a été pensé pour que le plateau soit comme un écrin mettant en valeur les talents et avant tout leur parole et l’échange…

C’est exact. Les invités ne voient pas les caméras et n’ont pas de retour images afin de les plonger dans une discussion spontanée, sans artifices, à contre-courant des plateaux traditionnels, qu’ils ont l’habitude de fréquenter (dans le cadre d’une promotion). C’est un échange dépourvu de notion du temps, une expérience à la fois professionnelle et intime.

J’utilise 9 caméras au total, au service des acteurs, avec une équipe très discrète en plateau. Nous tournons en Amira de chez Arri une caméra que j’adore, c’est la « soeur » de l’Alexa la caméra utilisée sur 90% des films français. L’Amira possède des aptitudes plus télévisuelles, un capteur qui a une courbe flatteuse pour les peaux et une forte sensibilité en basse lumière.

Chaque émission dure un peu moins d’une heure. Mais elle n’est a priori pas tournée dans les conditions du direct. Combien de temps tournez-vous à peu près pour chaque émission ? Pouvez-vous nous parler également du travail de montage ?

Nous tournons en général entre 1h10 et 1h20 pour un programme à l’antenne de 52 min. Si l’émission dure 46 ou 56 minutes après montage, cela ne me dérange pas. L’idée étant de préserver nos invités, privilégier la conversation, capter les mots, les attitudes, les émotions, et en sortir le « nectar ». Je ne m’impose aucune règle, mais l’important pour moi est de ne surtout pas hacher les discussions au montage.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote de tournage récente ? Les talents ont-ils parfois des demandes qui sortent de l’ordinaire ? 

Certains talents souhaitent acheter des pièces issues du mobilier. Sur l’émission dédiée aux réalisateurs par exemple, Éric Toledano voulait repartir avec quelques orgues de la Maison Charles (luminaires qui habillent notre décor).

Autre anecdote sur l’émission consacrée aux Humoristes : j’ai été le régisseur Lumière de Jamel Debbouze il y a 17 ans, j’ai réalisé la captation du dernier spectacle de Franck Dubosc , de même pour Patrick Timsit et j’ai collaboré aux 3 derniers spectacles de Florence Foresti. Comme la régie vidéo est placée juste devant l’entrée du Studio, a une minute du PAT, ces 4 “joyeux lurons ” sont rentrés dans la régie et se sont empressés d’appuyer sur tout les boutons, de me chambrer avec une ferveur qui leur est unique et de me « “décrédibiliser” drastiquement auprès de mes équipes… Cela reste un moment très drôle, joyeux et bienveillant.

 

Après le cinéma, l’humour, pouvez-vous indiquer quelles seront les prochaines professions abordées par l’émission ?

En juin prochain, nous tournerons trois nouveaux numéros qui s’intéresseront cette fois aux Avocats, Écrivains et Créateurs de mode. Nous avions envie d’explorer ces univers très différents, comprendre le processus de création, les enjeux, et partager cela avec les téléspectateurs. Il y a plein d’autres professions que nous allons aborder. Actuellement, nous réfléchissons avec Michel Denisot à d’autres professions emblématiques à l’image des premiers ministres ou grands entraîneurs de football.

Outre cette émission, quels sont vos projets ? Vous êtes co-scénariste d’Hollywoo. Avez-vous en projet d’autres longs métrages ? 

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Nous développons actuellement deux longs métrages chez Roger Films, la boîte de production que j’ai créé en 2015 avec mon associé Noah Klein : Spain break, une comédie co-écrite et réalisée par Olivier Van Hoofstadt (Dikkenek) autour du célèbre Spring Break, mais en Europe. L’intrigue se déroule en Espagne, à Lloret Del mar, et met en scène Sébastien un jeune étudiant français, lors d’un week-end d’intégration où rien ne se passera comme prévu. Baptiste Lecaplain co-signe également le scénario.

Le premier qui la dit, remake du film italien de Ferzan Ozpetek avec Riccardo Scamarcio. J’écris cette adaptation avec Benoit Petré, qui signera la réalisation. Nous avons transposé l’intrigue à Aix en Provence, dans une fabrique d’huile d’olives. Nous sommes actuellement en écriture du scénario, qui s’appuiera sur les mêmes ressorts. Une comédie drôle et touchante, une histoire de famille, mêlant rire, émotion, émancipation, sentiment de résilience, autour d’ un coming out qui tourne mal.

Vous êtes le réalisateur de la parodie de Bloqués diffusée aux César. Une séquence hilarante qui avait fait le buzz. Avait-il été compliqué de convaincre Vanessa Paradis d’y participer ?

C’est Florence Foresti qui a convaincu Vanessa Paradis de participer à cette parodie. Vanessa Paradis est une comédienne fantastique, une machine : elle est juste à chaque instant, généreuse et possède une très grande connaissance de la comédie.

L’excellente parodie de Bloqués, pour la Cérémonie des César présentée par Florence Foresti

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