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Pour Michel Platini, les choses se corsent

Michel Platini est officiellement candidat à la présidence de la FIFA. Un choix qui reste en travers de la gorge de son ancien allié, le prince Ali ben Al Hussein de Jordanie.

Le prince Ali ben Al Hussein n’est pas content. Il y a encore quelques semaines, le demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie faisait figure de seul et unique adversaire à la réélection de Sepp Blatter au siège de président de la FIFA (fédération internationale de football). A ses côtés se trouvait Michel Platini, l’un de ses plus précieux soutiens. Mais comme en politique, les choses changent à la vitesse de l’éclair dans l’univers sans pitié des hautes instances du football moderne. Les alliés d’un jour sont devenus des opposants, les seconds couteaux, des favoris et Michel Platini est désormais candidat au poste d’un Sepp Blatter tombé en disgrâce. Alors qu’il voit l’ex-capitaine de l’équipe de France en passe de devenir calife à la place du calife, le prince Ali jette ses dernières forces dans la bataille. Il clame désormais haut et fort que, finalement, Michel Platini n’est pas forcément un si bon choix pour la FIFA.

Son point de vue, le général de l’armée jordanienne l’a exprimé au travers d’un communiqué de presse. « Platini n’est pas bon pour la FIFA, a-t-il assuré. Les fans de foot et les joueurs méritent mieux. La FIFA est empêtrée dans le scandale. Elle a besoin d’une gouvernance indépendante, lavée des pratiques du passé. La culture des arrangements en sous-main doit prendre fin”. Avec cette déclaration, le demi-frère du souverain de Jordanie laisse entendre que Michel Platini détient une part de responsabilité dans la façon dont a été géré le football mondial ces dernières années. S’il semble aujourd’hui sûr de lui et se présente comme le représentant d’un nouveau type de gouvernance, plus transparente et démocratique, le prince Ali n’hésitait pourtant pas à faire l’éloge de Platini il y a encore peu de temps. En mai dernier, lorsque le Français avait annoncé soutenir la candidature du prince, Ali ben Al Hussein n’avait pas hésité à se dire »très honoré” par la nouvelle. Alors, de deux choses l’une: soit le prince Ali se rendait déjà compte, à l’époque, que Michel Platini n’était pas bon pour l’institution, mais avait décidé de fermer les yeux sur ce détail dans le seul espoir de se faire élire. Soit Michel Platini n’a rien à se reprocher et, dans ce cas-là, le prince Ali l’accuse aujourd’hui à tort pour déstabiliser une candidature qu’il voit d’un mauvais œil. Quoi qu’il en soit, le Jordanien ne ressort pas grandi de cette polémique. Quant à l’identité du prochain président de la FIFA? Elle sera dévoilée en février prochain, lors de l’élection organisée au siège de l’institution, à Zurich.

Crédits photos : Ivan Sekretarev/AP/SIPA

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